AIX-EN-PROVENCE : Art contemporain – L’exposition « Dérive par Nature » explore la quête de soi

Du 18 au 24 septembre 2026, la Capsule Vortex et la Biennale d’Aix présentent les œuvres de neuf jeunes artistes qui réinterprètent la dérive situationniste.

Portée par la Capsule Vortex, un dispositif itinérant dédié à la jeune création, l’exposition « Dérive par Nature » s’installera à l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence du 18 au 24 septembre prochains. En partenariat avec la Biennale d’Aix, cet événement met en lumière le travail de neuf artistes issus des Beaux-Arts de la région, unis par une démarche introspective où l’acte de créer devient un outil de connaissance de soi et du monde.

L’exposition fait sienne la célèbre formule de Pierre Soulages :

« C’est ce que je fais qui m’apprend ce que je cherche. »

Un concept revisité : de Guy Debord à la nature

Le point de départ de cette exploration artistique est la « dérive », une pratique théorisée par Guy Debord et l’Internationale situationniste dans les années 1950. Il s’agissait alors de traverser la ville sans but prédéfini, en se laissant guider par les sollicitations de l’environnement urbain pour en saisir l’influence psychogéographique.

Séverine Gérard-Marchant, commissaire de l’exposition et fondatrice de la Capsule Vortex, a constaté une évolution de ce concept chez les jeunes créateurs.

« En visitant les ateliers des jeunes artistes de la région, j’ai découvert un déplacement inattendu : en 2026, beaucoup d’entre eux pratiquent cette dérive en pleine nature, seuls ou en collectif, sans avoir besoin du pavé pour la faire naître », explique-t-elle.

Cette réappropriation suggère que la dérive est moins une méthode liée à un lieu qu’un état d’esprit, une manière universelle de trouver son chemin par l’abandon volontaire à l’imprévu.

Neuf talents régionaux en quête de sens

Les artistes présentés — Louise Plasterie, Cleri Demaria Fanelli, Théo Giachetti, Valentin Aubert, Lilou Tasman, Hélène Berlemont, Eugénie Boetzlé, Peter Haddad et Alexandre Malvault — sont étudiants des écoles des Beaux-Arts d’Aix-en-Provence, de Marseille et d’Avignon.

À travers une diversité de médiums (peinture, sculpture, poésie, performance, installation, vidéo), leurs œuvres ne sont pas des illustrations d’un thème, mais le fruit même de cette expérience de la dérive. Elles naissent du geste, de la marche, du contact direct avec la matière et le vivant, sans plan préconçu. La démarche créative devient ainsi une fin en soi, une exploration sensorielle et existentielle.

Une invitation à l’égarement

L’exposition elle-même a été conçue selon ce principe, la commissaire ayant sélectionné les œuvres par « attirance, par sensibilité, par surprise », laissant le sens émerger des dialogues entre les pièces. Le public est convié à adopter la même posture, à se laisser porter par les œuvres sans chercher de fil conducteur unique.

« En entrant dans cette exposition, vous êtes invités à faire de même : ne cherchez pas un fil conducteur unique, une explication à chaque œuvre. Laissez-vous dériver », conclut Séverine Gérard-Marchant.

Autour de l’exposition

Le vernissage aura lieu le vendredi 18 septembre, de 18h à 19h45. L’exposition sera ensuite accessible gratuitement du lundi au samedi, de 10h à 18h.

En parallèle, une conférence intitulée « L’art de la Dérive, de Vinci à Guy Debord » sera donnée par Nil Samar, de la chaire de L’Improbable, le samedi 19 septembre de 16h à 17h dans l’amphithéâtre de l’école.

L’événement est soutenu par la Biennale d’Aix, l’École supérieure d’art d’Avignon (ESAA), les Beaux-Arts de Marseille et l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence Félix Ciccolini.

Informations pratiques :

Exposition « Dérive par Nature »

Du 18 au 24 septembre 2026

École supérieure d’art d’Aix-en-Provence

57 Rue Émile Tavan, 13100 Aix-en-Provence

Entrée libre.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

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