AVIGNON : Culture – Julien PREVIEUX traque les dérives de l’intelligence artificielle au Grenier à Sel

Dès le 18 avril, le Grenier à Sel invite le plasticien Julien Prévieux à explorer les failles et les absurdités de nos systèmes technologiques.
C’est une exposition qui promet de bousculer nos certitudes sur le progrès technique. Du 18 avril au 27 juin 2026, le Grenier à Sel d’Avignon présentera « Des raisonnements déraisonnables », une monographie consacrée à Julien Prévieux. Figure majeure de la scène artistique contemporaine et lauréat du prix Marcel Duchamp 2014, l’artiste investit ce lieu dédié aux relations entre art, science et technologie pour interroger, avec un humour incisif, notre rapport aux machines.
Une critique ludique des technologies
Julien Prévieux, également professeur à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, est reconnu pour sa capacité à s’approprier les mécanismes des secteurs d’activité qu’il observe. De l’informatique au management en passant par l’économie, il démonte les dogmes pour en révéler les stratégies invisibles. Pour cette exposition avignonnaise, le commissariat assuré par Véronique Baton met en lumière deux axes majeurs : les activités spatiales et les intelligences artificielles (IA).
L’artiste ne se contente pas de critiquer ; il joue avec les outils mêmes qu’il dénonce. À travers des vidéos, des sculptures, des dessins et des installations, il pointe les absurdités d’un monde de plus en plus régulé par des algorithmes censés être « intelligents ».
Les hallucinations de la machine
Au cœur du parcours, le public découvrira des créations nouvelles produites spécifiquement pour l’événement. Parmi elles, l’œuvre en création « Une hallucinologie appliquée » (2026) s’annonce comme une pièce centrale. Sous la forme d’une installation visuelle et sonore, elle matérialise ce que les spécialistes nomment les « hallucinations » des IA : ces moments où les modèles génératifs inventent des faits de toutes pièces avec un aplomb déconcertant.
L’artiste explore ici la capacité de ces technologies à produire des récits plausibles mais totalement faux, interrogeant ainsi la manière dont ces dysfonctionnements reconfigurent nos savoirs et nos relations. Une réflexion nécessaire à l’heure où l’IA s’immisce dans tous les interstices de la vie quotidienne.
Droit spatial et surveillance des données
L’exposition offre également une dimension rétrospective avec des œuvres marquantes comme « Codex Spatium » (2021-2024). Cette vidéo, tournée en partie sur le site du CNES à Toulouse, aborde une discipline méconnue : le droit spatial. Julien Prévieux y met en scène un jeu hybride pour repenser la réglementation des activités humaines dans l’espace, mêlant expertise juridique et expérimentation physique.
Sur un autre mur, la « Carte figurative et approximative des flux » (2021) attire l’œil. Cette tapisserie monumentale de 3 mètres sur 2, réalisée pour les 40 ans de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés), traduit visuellement le « déluge numérique ». Les données de l’institution, des plaintes aux contrôles, y sont transformées en motifs complexes, tissant le portrait d’une société sous surveillance constante.
Le langage réinventé
Le travail de Julien Prévieux s’attache aussi à décortiquer le langage, qu’il soit humain, animal ou machine. L’installation « Pour Lana » (2021-2023) présente des poèmes visuels écrits en Yerkish, une langue artificielle conçue dans les années 1970 pour communiquer avec les grands singes. L’artiste s’empare de ce vocabulaire géométrique pour composer des haïkus surréalistes.
Dans la vidéo « Where Is My (Deep) Mind? » (2019), ce sont les gestes qui sont codifiés. Quatre performers y incarnent des processus d’apprentissage automatique (Machine Learning), reproduisant les erreurs et les dérapages comiques qui surviennent lorsque des mouvements humains sont transférés à des machines ignorant tout du contexte culturel.
Un dialogue entre art et science
Cette exposition s’inscrit parfaitement dans la vocation du Grenier à Sel ( Ce monument historique, réhabilité par l’architecte Jean-Michel Wilmotte, est porté par le fonds de dotation EDIS créé par le mécène Régis Roquette. Depuis plus de dix ans, EDIS soutient la création qui émerge au croisement des arts et des sciences.
L’accès à l’exposition sera libre, du mercredi au samedi, permettant au plus grand nombre de venir questionner la pertinence de ces « raisonnements déraisonnables » qui gouvernent désormais une partie de notre monde.
PakarPBN
A Private Blog Network (PBN) is a collection of websites that are controlled by a single individual or organization and used primarily to build backlinks to a “money site” in order to influence its ranking in search engines such as Google. The core idea behind a PBN is based on the importance of backlinks in Google’s ranking algorithm. Since Google views backlinks as signals of authority and trust, some website owners attempt to artificially create these signals through a controlled network of sites.
In a typical PBN setup, the owner acquires expired or aged domains that already have existing authority, backlinks, and history. These domains are rebuilt with new content and hosted separately, often using different IP addresses, hosting providers, themes, and ownership details to make them appear unrelated. Within the content published on these sites, links are strategically placed that point to the main website the owner wants to rank higher. By doing this, the owner attempts to pass link equity (also known as “link juice”) from the PBN sites to the target website.
The purpose of a PBN is to give the impression that the target website is naturally earning links from multiple independent sources. If done effectively, this can temporarily improve keyword rankings, increase organic visibility, and drive more traffic from search results.

Leave a Comment